Le journal du Lyonnais-Dauphiné
 
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 Gazette Dauphinoise du 17 janvier 1457

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Arwel
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MessageSujet: Gazette Dauphinoise du 17 janvier 1457   Dim 18 Jan - 1:46


Edition dauphinoise du 17 janvier de l'an 1457

Edito


Chères lectrices, chers lecteurs,

nous avons le plaisir de vous présenter le premier numéro de l'année de la Gazette Dauphinoise ! Espérons qu'il répondra à vos attentes.

Toute l'équipe de la Gazette vous présente ses meilleurs voeux en cette nouvelle année ! Qu'elle soit prospère pour notre Duché et pour chacun de ses habitants !

Je rappelle à nouveau, désespérant d'être entendue, que nous recherchons toujours des collaborateurs dans toutes les villes du Duché ! Il semblerait que les potentiels candidats et candidates préfèrent que je vienne les chercher en personne !

Bonne lecture !

La Direction


Sommaire

Le Dauphiné

Politique

Composition du nouveau Conseil Ducal

Evénements

Nouvel Etat de Siège en Dauphiné
Première séance de l'Assemblée du peuple


Cérémonie

Cérémonie de l'Ost, janvier 1457

Concours

Résultats du Concours d'écriture Ducal et publication des textes récompensés

Animations

Bal de fin d'année et danses traditionnelles
La chasse au sapin


Sport

Concours équestre, sélection pour la Coupe Royale
Première Edition de la Coupe Ducale de joutes moutonnes


Dié

Politique

Elections municipales de janvier 1457

Autres villes

Nous recrutons toujours !

Divers

Recettes

Dictionnaire culinaire

Origine médiévale d'une expression de la langue française

Courtoisie, amour et littérature


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MessageSujet: Re: Gazette Dauphinoise du 17 janvier 1457   Dim 18 Jan - 1:47

Le Dauphiné

Politique


Composition du nouveau Conseil Ducal


Le 28 décembre de l'an 1456, le Lyonnais Dauphiné a élu un nouveau Conseil Ducal. les suffrages exprimés ont permis à la liste GOLD d'obtenir 34 % des votes, à celle de l'APD d'en remporter 28,3 %, à celle des GONES d'en avoir 24,4 %, et enfin à celle du LDL d'en empocher 13,3 %.

Un Conseil de coalition a donc été composé ainsi qu'il suit :

Nynaeve, Dame de Mornant a été élue XXIème Gouverneur du Lyonnais Dauphiné. Messire Bastien d'Amilly, Vicomte de Laragne-Montéglin, dit Sagaben a été nommé Premier Conseiller. Messire Feanaro, Seigneur de Neuville sur Saone est le nouveau Porte-parole du Conseil Ducal. Messire Phelim s'est vu attribuer la charge de Juge. Lady Antlia, Dame de la Urre, a repris le poste de Capitaine. Messire Vortiris n'a pas de charge précise.Messire Raithuge d'Authieux de Montbreard est devenu Bailli. Messire Ka de Brugelietea endossé la charge de Prévôt des Maréchaux. Dame Lavoyageuse est investie Connétable. Dame Zoyas est notre nouvelle Commissaire au Commerce. Messire Ericx est nommé Commissaire aux Mines et enfin, Messire Ceilb, Procureur.

Arwel


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MessageSujet: Re: Gazette Dauphinoise du 17 janvier 1457   Dim 18 Jan - 1:48

Evénements


Nouvel Etat de Siège en Lyonnais Dauphiné

Notre beau Duché a de nouveau subi un nouvel Etat de Siège du 6 au 12 janvier 1457, du fait d'une recrudescence de brigands sur ses terres et alentours. Cette promulgation a entraîné une nouvelle fermeture de nos frontières et le départ de tous les étrangers non autorisés à résider en Lyonnais Dauphiné.

Nous vous rappelons qu'en pareil cas, il est recommandé à tous les habitants du Duché de réduire à l'indispensable leurs déplacements.

Pour tout ce qui concerne les brigands et autres malandrins, nous vous renvoyons à notre précédente édition :

Gazette de décembre 1456

Arwel


Première séance de l'Assemblée du Peuple

Le 17 janvier de l'an 1457 se tiendra la première Assemblée du Peuple du Lyonnais Dauphiné. Nous vous rappelons que cette Assemblée a pour vocation de permettre à tout sujet du Duché de s'exprimer sur la politique entreprise par le Conseil Ducal et que le cas échéant, ce même Conseil Ducal prendra en compte les avis émis. Il est donc de l'intérêt de tous de participer activement à cette Assemblée !

La première séance de l'Assemblée du Peuple est présidée par le Tribun Geronimo qui a la lourde charge de veiller au bon déroulement des débats en toute impartialité. Les questions abordées lors des discussions doivent concerner l'Assemblée elle-même puisque c'est le thème qui a été retenu. Une question, posée par messire Zwyrowsky, Vicomte de Crots, sera particulièrement examinée : "Doit-on autoriser la noblesse à siéger à cette même assemblée ? "

Si vous avez un avis sur la question, n'hésitez pas à aller l'exprimer au sein de l'Assemblée !

Première Assemblée du Peuple

Arwel


Cérémonie


Cérémonie de l'Ost, janvier 1457

En ce mois de janvier 1457, se profile une nouvelle Cérémonie de l'Ost, sous la houlette de son Capitaine, Lady Antlia. Une nouvelle occasion pour les Dauphinoises et les Dauphinois d'aller admirer et applaudir nos intrépides soldats !

Soyez assurés que nous vous rapporterons le déroulement de cette cérémonie dans notre prochaine édition, en attendant, vous pouvez vous y rendre vous-mêmes afin de constater à quel point ces soldats sont charmants et dévoués à notre sécurité !

Cérémonie de l'Ost, janvier 1457

Arwel


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MessageSujet: Re: Gazette Dauphinoise du 17 janvier 1457   Dim 18 Jan - 1:54

Concours


Résultats du Concours d'écriture Ducal et publication des textes récompensés

Je tiens tout d'abord à présenter mes excuses aux lecteurs, aux organisateurs du concours et aux participants pour cette publication tardive des résultats. Je remercie également ici, les auteurs des récits qui nous ont permis de les publier dans cette édition.

Voici donc les résultats de ce Concours d'écriture Ducal. Le premier prix a été attribué à Dame Pénélopedefrance pour son excellent récit, "Le Rêve de Victorine". L'auteur de "La Chapelle du Diable" a reçu le deuxième prix. Nous ne pouvons vous préciser son identité, n'ayant pas réussi à trouver l'information. Si cette personne désire se faire connaître et nous faire parvenir son récit, elle est la bienvenue ! Enfin, le troisièmeprix a été décerné à Dame Lavoyageuse pour son brillant récit "Entre Ombre et Lumière"

Nous vous laissons maintenant savourer la lecture de deux de ces récits !

Citation :
Entre Ombre et Lumière : Lavoyageuse

L’hiver arrivait et la guerre n’était pas finit, bientôt la neige tomberait et rendrait les combats encore plus difficiles. Aucun des deux camps ne voulait céder et l’usure commençait à les gagner, le moral des troupes retombait petit à petit, laissant le dégout et l’amertume prendre place et l’incompréhension prendre le dessus.
Le seigneur des lances essayait pourtant de remotiver ses troupes mais rien n’y faisait, l’ennemi était coriace et ne lâcherait pas facilement.

Luc s’était levé ce matin là, le moral au plus bas comme les autres. Il lui faudrait pourtant trouver la force de se battre pour rester en vie. Il se demandait pourquoi il avait tant envie de rester en vie, qu’est-ce qui le poussait tant à se battre pour cette vie à laquelle il n’y voyait plus aucune signification. Se battre pour quoi ? Le Royaume ? Alors que le Roy lui même était au chaud dans son château ! Sa famille ? Il n’en avait plus depuis longtemps ! L’honneur ? Quel honneur y-avait-il à se battre pour un bout de terrain ? Lui qui s’était engagé pensant défendre de justes valeurs, pour la fierté de défendre son duché, son royaume, maintenant qu’il était là, face à de telles violences, il se demandait bien si tout cela en valait la peine. Chaque jour des hommes tombaient, chaque jour des gens pleuraient d’avoir perdu un proche, chaque jour le froid gagnait les plaines et les cœurs, et l’espoir peu à peu tombait.

Luc regardait l’horizon devant lui, il allait une fois de plus monter à cheval, traverser cette étendue de terre et aller se battre avec ses ennemis. Il se forçait à oublier les visages de ceux qui avaient croisés son épée, ne voulant pas penser au nombre de vie qu’il avait ôté.

Le seigneur des lances sortit de sa tente et hurla :


« Préparez vos montures, nous allons bientôt y aller. »

Luc était prêt depuis un moment il s’était forcé à manger un peu de pain avant de partir au combat, mais l’appétit n’y était plus. Il se souvenait de ces repas qu’il faisait à l’époque où il était encore chez lui, ces fêtes avec ses amis et les soirées passées en taverne. Que de bons moments qui étaient désormais loin derrière lui.

Il prit son cheval, monta dessus et s’apprêta à partir. François arriva à ses côtés, il le salua et dit
: « Encore une journée de sang »

Luc ne répondit pas, ils savaient tout deux comme tous les autres soldats que le sang coulerait quoi qu’il arrive et que le principal était de ne pas se faire tuer. Le sang qui devait couler ne devait pas être le leur.
Le seigneur des lances donna l’ordre de partir. Les hommes mirent leurs montures au pas, pas un bruit dans les rangs sauf celui des sabots. Ils avancèrent à une allure modérée, l’ennemi n’était plus très loin, ce matin ils allaient attaqués au levé du jour directement sur leur camp espérant ainsi créer un effet de surprise.

Les lances avancèrent, lorsque le camp fut en vu, le seigneur des lances lança l’assaut. Alors les chevaux furent mis au galop, les épées étaient sorties de leurs fourreaux prêtent à faire couler le sang. Luc et François l’un à côté de l’autre foncèrent. Les ennemis comme prévus n’étaient pas prêt à se battre, ils étaient tous levés mais la plupart n’avait pas leur épée à porté de main. Les têtes tombèrent. Luc en trancha plus d’une, le sang gicla, les cris retentirent résonnant à ses oreilles comme les cris de ses pires cauchemars.

Au loin le clocher de la ville sonna l’angélus, le soleil se leva, ses couleurs rouges et oranges se mélangeaient avec la couleur du sang de ses victimes. Luc et François ne lâchèrent rien, ils se battaient tout deux, non plus pour une cause, pour un honneur, ou pour n’importe quelle chose dans le même genre mais pour sauver leur propre vie.

A chaque vie prise, chaque ennemi qui tombait, Luc savait qu’il s’éloignait un peu plus de sa vie d’avant, de sa douceur et de sa gentillesse. Son innocence d’antan était déjà loin, et son cœur se refermait à chaque coup d’épée. Serait-il seulement capable un jour d’aimer à nouveau en laissant tout cela derrière lui ?
Le combat fut violent aussi violent que l’homme peut l’être. L’armée de Luc gagna la bataille affaiblissant magistralement les forces ennemies, reprenant ainsi l’avantage.

Le soleil était désormais bien haut dans le ciel quand les hommes rentrèrent au camp. Certains servirent de la bière pour fêter cette victoire tant attendue, mais Luc n’avait point le moral à boire.
François avança vers lui avec deux chopes dans les mains, il lui en offrit une :

- Tes pensées m’ont l’air bien sombre, tu ne devrais pas les laisser t’envahir.
- Mes pensées sont des plus réalistes au contraire et je ne peux les refouler. Peux-tu me dire à quoi sert tout cela ? A quoi sert tant de sang?

François prit un temps de réflexion et répondit :

- Et bien contrairement à ce qu’il y paraît, cela sert à rétablir la paix. Pensent que sans nous, nos ennemis auraient attaqués des villages tuant des innocents, des femmes et des enfants. Sans notre intervention, les hommes que nous avons tués seraient en ce moment même en train de violer et d’assassiner nos femmes, nos mères et nos sœurs. Alors oui la guerre est une horrible chose, oui la violence qui y règne est des plus insoutenables, mais tant que tous les hommes ne seront pas capables de vivre sagement en écoutant la parole du très haut et en suivant les vertus Aristotéliciennes alors nous devrons nous battre pour protéger non seulement ceux que l’ont aime mais aussi tous les innocents qui ne peuvent se défendre par eux-mêmes.

Luc regarda François :

- J’avais oublié cela, j’avais oublié pourquoi je m’étais engagé. N’ayant plus aucune famille je n’avais pas imaginé un seul instant que les hommes ici présents puissent se battre pour une noble cause.
- Tu n’es pas le seul à avoir oublié pourquoi nous sommes ici crois moi, mais ce qui compte c’est autant ce que tu fais ici, mais également comment tu feras après pour retrouver une vie normale. Tu seras changé à tout jamais, mais si tu sais pourquoi tu t’es battus, que tu sais que ta cause était noble alors tu pourras revenir chez toi la tête haute. Il te faut prendre de la distance par rapport à tout cela et même si tu n’oublis pas que ton ennemi avait lui aussi une famille, n’oublis pas que si tu n’avais pas été là, au prix d’une seule famille il en aurait tué des centaines.

Luc et François trinquèrent et se regardèrent un instant, dans leurs yeux ont voyait espoir et désespoir se mélanger. Chacun luttait à sa manière pour tenter de sortir de cette guerre le plus indemne possible autant au niveau de leur corps qu’au niveau de leurs cœurs et de leurs esprits.
L’amitié qui les liait et qui était né avec cette guerre était des plus inestimables et des plus uniques. Tous les jours comme deux frères qui se seraient choisis, ils chevauchaient pour aller se battre, ils s’épaulaient et se soutenaient, se demandant à chaque fois s’ils reviendraient en vie. Leur amitié était leur force, le lien qui unissait tous les soldats était indescriptible, s’était comme un fil à la fois fragile et solide qui les liait les uns aux autres. Un fil qui pouvait se rompre à tout moment quand l’un d’eux tombait et qui paradoxalement se renforçait au même instant, poussant tous les autres à venger leurs frères d’armes.

Ainsi du fin fond de la guerre où l’on peut trouver la plus grande des violences humaines, la plus atroce des morts, l’on peut également trouver la plus belle des amitiés et le plus beau des liens humains.
Et chaque jour quand les hommes partent à la bataille, chacun sait qu’en plus de penser à leurs proches et leurs amis pour trouver la force de se battre, ils peuvent s’appuyer et compter sur les soldats qui les entourent et qui courent avec eux pour défier l’ennemi et la mort. Ainsi chaque jour les soldats se battent entre l’ombre et la lumière.


Lavoyageuse




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Arwel
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MessageSujet: Re: Gazette Dauphinoise du 17 janvier 1457   Dim 18 Jan - 1:56

Citation :
Le rêve de Victorine : Penelopedefrance


Les pavés luisent après la pluie, une odeur de propre qui ne dure que l'espace de quelques temps se dilue dans la puanteur qui revient à la charge comme une brigade de cavalerie, c'est toujours ainsi après un orage, Victorine le sait bien, du haut de ses dix ans elle en sait beaucoup même...

Sortie à la faveur du soleil revenu la revoilà qui traîne sur la place du marché, au milieu des marchands , des clients, des voleurs et des filles de petite vertu elle est comme un renard dans un poulailler, qui pourrait soupçonner qu'une petite fille blonde d'un mètre et quelque de haut puisse être une des meilleures voleuses du quartier des Halles.
Bien sur ce sont que de petits larcins, mouchoirs de soie, fruits ou légumes qui passent sous son nez, à l'occasion un pain quand la foule est compacte et qu'elle peut s'éclipser en toute sécurité, à son âge les jambes des adultes sont bien assez hautes pour lui faire des arches d'un tunnel d'évasion...

En passant prés de Louise la lavandière elle lui fait un clin d'oeil de connivence en riant à pleines dents.



- Hé bien fillette tu vas aux courses ? lui demande Louise

- Oui, j'ai des choses à acheter pour ma tante Rose...

Victorine passe la foule en revue, du beau monde, des riches à la recherche de commerce charnel, des faux mendiants agiles, des coupes- jarrets, des Archers du Roy aussi, un, deux, trois et six prés des " Délices Viennois", va falloir faire très attention aujourd'hui.

Elle fait le tour des arcades pour éviter les Archers et passe devant l'échoppe " Au vieux grimoire" elle caresse les couvertures des ouvrages exposés sur la table extérieure, le cuir est doux, les mots qui remplissent les pages doivent l'être aussi...

Le glas sonne à l'église de Vienne quelques ruelles plus haut, un coup tout les trente battements de coeur, surgit d'un coin sombre "Oeildelynx" le faux-borgne aussi appelé " le Cyclope" ou "N'a qu'un oeil" déboule du coté de l'échoppe.
Victorine le regarde arriver sans rien montrer, c'est le code des voleurs, pas de salut , ni de signes de reconnaissances visibles.

Le Cyclope passe prés de la fillette sans rien dire à part un bruit de bouche qui rappelle l'encouragement d'un cocher à ses chevaux...


- Au revoir Messire, revenez quand vous souhaiterez acquérir d'autres ouvrages dit un vieil homme courbé en laissant sortir de la librairie un noble dédaigneux qui semble toujours être dérangé par quelque chose.

- Je n'y manquerai pas mon brave répond le Noble en faisant un signe de la main comme pour chasser les mouches.

Victorine se retourne pour ne pas rire en face de l'amateur de livre, quel dindon se dit elle, le gallinacé s'engage sous une arcade avant de se raviser et prendre par le centre de la place, la petite voleuse lui emboîte le pas, le passage rapide du Cyclope est le signe que les Archers sont occupés à lorgner sur les décolletés de deux ribaudes, que le borgne en bon général a lancé pour détourner le regard des archers maintenant réunis prés de la taverne.
Le dindon se transforme en pigeon, il a fait le mauvais choix, celui de partir dans le sens opposé aux forces de l'ordre, Victorine sait qu'il va se faire voler par un coquillard, reste à savoir lequel et où...

Assez éloignée pour ne pas être suspecte de suivre le riche lecteur la fillette esquisse un sourire en voyant au loin passer " le borgne", la chasse au dindon est ouverte...

Le riche amateur de livres emprunte la rue du "Bois sans soif", lieu haut en couleur où les tripots et les tavernes malfamés se disputent le passant en mal d'amour ou de boissons fortes, comme des puces la peau d'un jeune chien dodu.

" La gueuse" un trou sombre à peine éclairé par le rire des ribaudes et les regards pesants des hommes attablés. Rue aux Fèves, d'une venelle presque invisible un homme débouche toutes voiles dehors, bouscule le noble lettré qui se retrouve sur le cul au milieu de la rue avec sur les genoux l'homme pressé, les livres ont volé battant des pages, éparpillés sur les pavés maintenant.

Victorine se penche toute en douceur sur le plus petit des recueils, le ramasse, le caresse, oisillon de papier qu'elle serre sur son coeur comme un premier billet doux tant espéré.
Le dindon est encore sur son fondement que la fillette a déjà tourné les talons serrant son trésor sur sa poitrine, à droite dans la rue des tisserands puis droit sur l'enceinte qui entoure la ville, au delà c'est les moulins.

Arrivée " Au bordel liquoré", Victorine respire mieux, Doublemètre le géant qui garde la porte et à l'occasion propulse hors de l'établissement le client indélicat fait les gros yeux quand il voit Victorine arriver avec un livre dans les mains...


- Tu sais lire toi ? dit il en souriant.

- Non. répond ma fillette d'un air triste

- Ca te servirait à quoi ? regarde-moi je sais pas lire mais on me respecte!!


Le portier pousse la porte sans effort et laisse passer la fillette en remuant la tête, Victorine ferme les yeux et se livre à son jeu favori, se déplacer dans l'établissement en aveugle en se guidant aux odeurs et aux bruits...

Passé l'entrée, les parfums et l'odeur des chandelles qui grésillent l'aiguillent sur le chemin des cuisines, en se rapprochant la voix de Rose, chantante, se fait de plus en plus distincte. Victorine s'arrête un moment, se laissant bercer par la voix de celle qui l'a élevée...
Paupières toujours closes, elle se dirige sans hésitation guidée par l'odeur du ragoût, au seuil de la cuisine elle ouvre enfin les yeux : sa mère adoptive un couteau en main, un choux agonisant sur la table devant elle, regarde, un sourire bienveillant aux lèvres, sa fillette rentrée de sa promenade...

Victorine un rien gênée, s'assoit sur le banc en face de Rose et pose le recueil dérobé devant elle.
Le choux semble définitivement foutu, Rose surprise de voir un livre sur la table de la cuisine se penche dessus et de la pointe du couteau tourne les pages.


- Où as tu trouvé ça ? dit elle sans regarder la fillette.

- Dans la rue aux fèves.

- Tiens donc ! il t'attendait peut-être ?

- Non, c'est le dindon qui l'a fait tomber ! dit Victorine en riant.

La cuisinière du " Bordel liquoré" , fixe la fillette d'un air sévère, pose le couteau sur la table et après avoir essuyé ses mains prend le livre et le feuillette d'un air entendu.


- Tu vas ramener ce livre au marchand de parchemin sous les arcades de la place, je ne veux rien savoir de cette histoire mais j'imagine ce qui c'est passé, je vais finir par t'enfermer içi si tu continues...

La fillette baisse la tête sous l'injonction...

- Et sois sure que je saurais si tu l'as rendu ou pas, prends garde, maintenant file petite insolente, va rendre ce livre , le marchand de parchemin doit savoir d'où il vient et qui est le propriétaire.

Victorine n'ose exprimer sa déception, même si sa mère fait la cuisine pour pas mal de canailles elle est restée intègre, n'ayant reçu aucune éducation elle a des principes qu'elle compte bien faire rentrer dans la tête de sa fille.
La petite voleuse se lève, contourne la table et se met sur la pointe des pieds pour embrasser Rose.


- J'y vais de suite.

Une pluie fine a remplacé l'averse orageuse, les rues n'en sont pas moins pleines, à peine si l'on remarque une vitesse de pas plus rapide chez les passants. Victorine se presse, elle aimerait avoir déjà rendu le livre, elle n'aime pas mettre Rose en colère,et puis que faire d'un livre quant on ne sait pas lire.
Devant la devanture de "Au vieux grimoire" elle respire un grand coup avant de pousser la porte.
L'odeur la gifle, un parfum qu'elle ne connaît pas, le cuir des reliures, l'encre, les peaux tannées, le parchemin, elle ne sait pas, elle est bloquée sur le seuil , la boutique est mal éclairée, à l'étage on entend des bruits de pas sur le plancher.


- Damoiselle, vous désirez ? dit une voix sortie de nulle part

- Heu... c'est à dire que...

- Je suis là Damoiselle.

Un vieil homme, rabougri comme une branche morte surgit de derrière un meuble à étagères où se côtoient des plumes blanches, des rouleaux de parchemins et quantité de choses inconnues aux yeux de Victorine.


- Heu... j'ai trouve ce livre dans la rue et ma mère m'a dit de vous le rendre.

- Bien, bien, montez moi donc ce livre.

Le vieil homme rapproche le livre de ses yeux fatigués.


- C'est bien un de mes livres Damoiselle, je l'ai vendu tantôt à Messire de Neuville, remerciez votre Mère de ma part.

Victorine fait un sourire gracieux au libraire qui la regarde et fait mine de sortir.

- Attendez, je vais faire un présent pour vous et Dame votre mère.

Le vieil homme se met à chercher dans un tiroir en grommelant, il se déplace doucement regarde sur l'étagère fantastique.

- Où bien ai je pu mettre ça ? il se gratte la tête et soupire

- Patientez Damoiselle je vais demander à mon apprenti.

Il marche jusqu'au fond de la boutique et du bas d'un escalier appelle son aide.... sur le plancher on traîne des pieds, au bas de l'escalier le libraire visage levé, attend ...


- Oui Maître

- Ha! Cyprien, je cherche ce recueil de poésies

- Vous l'avez vendu en début de mois . répond l'apprenti

Le libraire baisse la tête pensif, puis revient prés de Victorine en réfléchissant.


- Je pensais vous offrir un recueil de poésies Damoiselle, mais voila que je l'ai cédé tantôt.

La fillette embarrassée regarde tour à tour ses pieds et le vieil homme devant elle

- Je ne sais pas lire dit-elle doucement

- Vos parents ou bien un personne de votre entourage sauraient-il lire ?

- Non Messire.

A nouveau le marchand de parchemins semble absorber par une réflexion intense.

- Damoiselle, apprendre à lire serait il un beau cadeau ?

Victorine reste interdite, ne sachant si l'on se moque d'elle. Le regard plein de gentillesse de son interlocuteur témoigne que son offre semble bien réelle.

- Je voudrai bien Messire. dit-elle timidement

Le libraire sort un grande barre de bois dissimulée par un rideau et tape sur le plafond.

A l'étage un bruit de pas diminuant indique que l'apprenti se dirige vers l'escalier


- Oui Maitre ?

- Cyprien ! viens içi !

Un jeune homme avec un tignasse corbeau descend l'escalier, il a les yeux cernés et un air triste passe dans son regard quand il croise celui de Victorine qu'il gratifie d'un hochement de tête en guise de salut.

.Maître...

- Cyprien, cette Damoiselle veut apprendre à lire, serais tu assez aimable pour le lui enseigner ?


L'apprenti fixe la fillette un moment avant de répondre.

- Non, maître.

Le vieil homme remue la tête d'un mouvement de dépit.

- J'ai une amie qui le fera sans rechigner Maitre, elle s'appelle Mathilde, je le lui en parlerai.

A peine sa phrase terminée il tourne le dos et repart à l'étage sans attendre de réponse.

- Réjouissez vous Damoiselle, vous allez avoir une enseignante, entre nous c'est bien mieux que ce grincheux qui n'aime pas le genre humain .
Revenez dans une semaine pour votre premier rendez vous, je payerai les frais et vous travaillerez à l'étage.

Victorine bouche bée ne sait que dire, au même moment sur une branche noueuse des oiseaux font ripaille..........
Rose se demande ce que peut bien faire sa fille......
Le Cyclope compte les écus qu'un de ses soldat à volé à Messire de Neuville.............
Les Archers finissent de se saouler bruyamment……..
Un chien vole un bout de viande tombée au sol………
Le soleil fait une percée, rue du "Vagualâme"...........
Le peuple de la Cour des miracles s'invente une survie…
Les nobles s'enrichissent............

Seule la fillette voit son rêve se réaliser ce jour comme les autres........ un rêve de libération, d'émancipation des chaînes de l'ignorance forgées par le pouvoir des hommes, la croyance, les archaïsmes, l'élitisme, les moeurs, une chaîne sans fin de maillons oppresseurs, un rêve simple, comprendre à la lumière de la connaissance, s'enivrer de quatrains, dévorer les mots donnés à lire et qui ne lui seront plus des signes obscurs mais des clefs d'un monde plus grand.........

Lire, enfin pouvoir lire !


Penelopedefrance

Félicitations à tous les participants de ce concours !

Arwel


Dernière édition par Arwel le Sam 14 Fév - 22:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Gazette Dauphinoise du 17 janvier 1457   Dim 18 Jan - 1:58

Animations


Bal de fin d'année et danses traditionnelles



Un magnifique bal masqué a marqué les fêtes de fin d'année. Nombre de jeunes femmes du Duché s'y sont rendues. On a pu y voir une charmante jeune femme toute de blanc vêtue, une belle Florentine parée d'une robe bleu nuit, une flamboyante Bohémienne, une sombre Nuit, habillée de noir, une non moins sombre Amrun, également drapée dans une vaporeuse robe noire, un frétillant petit Chaperon Rouge, une timide jeune fille, vêtue d'une robe verte et blanche, liserée de noir, une Dame élégante qui portait avec prestance une robe mettant en valeur son décolleté, une petite Givrée, revêtue d'une robe faite de branches de sapin, et enfin, une jeune demoiselle réservée ... Perdus parmi toutes ces Dames, seuls cinq messires ont osé revêtir masques et beaux atours, un jeune homme vêtu de bleu et de noir, un autre, à l'opposé, paré de blanc, un homme à la taille imposante, revêtu d'un costume gris, rehaussé par le rouge de son foulard, un amusant Polichinelle, couvert d'un drap blanc et d'une capuche de la même couleur, et enfin, un dernier courageux revêtu d'une cape sombre et d'un pourpoint pourpre !

Mais qui se cachait derrière tous ces déguisements, me direz-vous ? Nous ne le saurons certainement pas, les participants ayant préféré quitter les lieux sans tomber les masques ! A moins que vos yeux experts n'aient démasqué Dames et Sieurs ... Des propositions à nous faire ?

Bref, victuailles, breuvages doux et pétillants et danses ont animé cette soirée. Pour ceux qui rencontreraient quelques difficultés avec les danses de notre époque, je vais leur proposer un petit cours accéléré !

Danses traditionnelles médiévales



Ici, vous pourrez tout savoir sur la danse et briller lors de votre prochain bal ! Nous allons tout vous apprendre sur la carole, l'estampie, le branle, la tresque, la basse danse et la haute danse.

- La carole est la danse la plus pratiquée au Moen-Age. C'est une chaîne ouverte ou fermée, menée généralemnt à l'initiative des femmes, même si les hommes y participent également.

-L'estampie est une danse rythmique lors de laquelle on bat du pied ou l'on frappe dans ses mains.

-Le branle est une danse collective en chaîne ouverte ou fermée, dont la progression est latérale, ayant prnicipalement deux pas de base : "le double" et "le simple"
Pour le pas double à gauche, il faut faire un pas du pied gauche à gauche, en avant ou en arrière, selon le trajet de la danse, puis un pas du pied droit près du gauche, à nouveau un pas du pied gauche à gauche, en avant ou en arrière, ensuite, le pied droit rejoint le pied gauche sans changement d'appui. Pour le double à droite, il suffit de faire la même chose, mais en sens inverse !
Pour le pas simple à gauche, il faut faire un pas du pied gauche vers la gache, en avant ou en arrière selon le sens de la danse, puis rejoindre le pied droit avec le gauche sans changement d'appui. Pour le simple à droite, il convient de reproduire les mêmes pas mais en sens inverse !
Il existe nombre de variantes du branle :

* Le branle gay consiste à faire une ronde en se tenant la main et à jeter les pieds en l'air.
* Le branle des Lavandières est un branle constitué uniquement de femmes, la variante ici consiste à frapper dans ses mains.
*Le branle des Sabots ou des chevaux veut que l'on batte le parquet avec le pied.
*Le branle de la Torche : les danseurs ont un flambeau allumé dans la main.

- La tresque est une danse médiévale également dansée en chaine qui serait à l'origine de la farandole.

- La farandole est également dansée en chaîne, de manière itinérante. Se tenant par la main, les danseurs sautillent pour marquer chaque temps de la danse, alternant jambe droite et jambe gauche puis pieds joints.

-la basse danse est une danse lente et majestueuse qui s'effectue en couple. Elle combine plusieurs pas qui peuvent être variés à l'infini. Ces pas sont la révérence, la démarche ou la reprise, le branle, le simple et le double. A partir de ces différents pas, on peut donc varier les enchaînements.

-La haute danse se réalise également en couple, mais elle est plus rythmée et plus sautillante.



La chasse au sapin

En décembre dernier, mois froid et enneigé, les soldats de l'Ost du Lyonnais Dauphiné se sont mobilisés pour assurer la protection des villageois du Duché, lors de la quête d'un sapin pour décorer la salle du Conseil Ducal.
Cette chasse au sapin a rencontré un franc succès et c'est ainsi que Dame Lotus, brillante initiatrice de cet événement, a pu constituer nombre de groupes, formés d'un villageois, ainsi que d'un, voire deux soldats :

Groupe 1 :
Pouilleux - Penelope - Tenebreux.

Groupe 2 :
Arwel - Madmaxikki - Ilidan.

Groupe 3 :
Lavoyageuse - Samarel- benji52.

Groupe 4 :
Perry - Cerius - Frutass.

Groupe 5 :
Dameisabeau - Mariconten.

Groupe 6 :
Calis - Flyerstyle.

Groupe 7 :
Colombine - Ithilen.

Groupe 8 :
Ya - Geronimo - Nynaeve.

Groupe 9 :
lili - NDJ.

Groupe 10 :
Brigide - Altais.

Groupe 11 :
Cococcinelle - Virgile - Blanche.

Groupe 12 :
Shaolin - Gamin.

Groupe 13 :
Aredhel - Culmace.

Groupe 14 :
Urtica - Sirbalian.

Groupe 15 :
Tenshicuduroi - Akula- colchique.

Groupe 16 :
Cmystere - Greza - Maccornell.

Groupe 17 :
Blue - Paiens - Kevin4310.

Groupe 18 :
Crystel - Helsinki.

Le parcours de chaque groupe a été semé d'embûches mais c'est dans la joie et la bonne humeur que chacun a su surmonté les obstacles qu'il a rencontrés : réparation de route, encerclement par un troupeau de moutons, eh oui !, attaques de brigands, petites baignades involontaires, rencontres avec des loups rabougris mais affamés ou des ours...

Au final, c'est le groupe 5, constiué de Dameisabeau et de messire Mariconten qui a ramené le sapin tant convoité ! Félicitations !

Arwel


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MessageSujet: Re: Gazette Dauphinoise du 17 janvier 1457   Dim 18 Jan - 2:01

Sport


Concours équestre, sélection pour la Coupe Royale


Le Comité des Fêtes Ducal organise la sélection pour la Coupe Royale d'équitation, proposée par les Ecuries Royales. Cette sélection se déroulera du 12 au 25 janvier de l'an 1457. Le jury est composé du Conseil Ducal et des membres du Comité des Fêtes Ducal. Les deux meilleurs cavaliers du Duché auront l'honneur de participer à la phase de qualification de cette Coupe qui se déroulera le 31 janvier de l'an 1457.

Cavaliers du Lyonnais Dauphiné, n'hésitez pas à vous présenter à ce concours !

Concours équestre, sélection pour la Coupe Royale

Première Edition de la Coupe Ducale de joutes moutonnes


Les inscriptions pour la première édition de la Coupe Ducale de joutes moutonnes sont ouvertes du 15 au 24 janvier de l'an 1457. La compétition débutera le 25 janvier.
Jouteurs, jouteuses, présentez-vous vite pour participer à cette compétition, les joutes moutonnes sont toujours l'occasion de s'amuser !

Première édition de la Coupe Ducale de joutes moutonnes

Arwel


Dié

Politique


Elections municipales de janvier 1457

Nous entamons une nouvelle année mais les élections municipales à Dié continuent à apporter leur lot de surprises ! Trois candidats se sont déclarés pour succéder à Antoine de Navarre, dit Pouilleux à la mairie. Le premier candidat à s'être fait connaître était Giry36, habitant d'Angers, ville du Comté d'Anjou, dont l'annonce première avait été de demander aux Diois de voter pour lui afin de pouvoir s'enfuir avec la caisse de la ville ... Face à cette menace, Dame Espoire a également fait savoir qu'elle se présentait ainsi qu'Antoine de Navarre dit Pouillleux

Annonce des candidats

Dame Espoire a demandé à ce qu'on ne vote pas pour elle, une fois la candidature de messire Antoine de Navarre, dit Pouilleux déclarée.

Je vous retranscris la dernière annonce en date de Giry36, simplement pour vous mettre de bonne humeur !

Citation :
Quelqu'un pourrait me vendre un gillet?

Contactez moi en message privé si c'est possible.

Je vous présente maintenant l'annonce d'Antoine de Navarre, dit Pouilleux qui va vous sembler très traditionnaliste, comparée à la précédente !

Citation :
Bonjour à tous ! Je me présente à la Mairie de Dié pour la troisième fois en quatre mois afin, principalement, de poursuivre les actions municipales en cours.

* Les Diois, pour l'instant, ne voient rien des activités municipales, mis à part le courrier hebdomadaire. Le sujet sur la halle de la communication entre la Mairie et les Diois n'est pas souvent sollicité. Je reçois souvent des courriers de demandes de renseignements. Aussi, je propose que, en plus du courrier hebdomadaire fait par le Maire, un autre courrier, posté lui aussi toutes les semaines (à d'autres jours, bien entendu), soit rédigé par le Conseil municipal, voir même, pourquoi pas, par les propositions de certains habitants sur des sujets municipaux.

* Ne jamais stopper l'engagement de nouveaux conseillers municipaux. Le conseil ne doit pas être composé que de personnes isolées à leur filière. N'importe qui devrait pouvoir se présenter au Conseil, et, faute de places dans les filières, pourrait être conseiller polyvalent. Les conseillers polyvalents, dont l'existence à Dié est limitée (un seul), pourraient intervenir dans chaque sujet, chaque filière, faire des rapports quand le responsable d'une filière n'est pas présent. Ainsi, l'ctivité ne serait pas engourdie par une absence.

* Dans la même optique, création d'une salle à la Mairie (http://die1.bbconcept.net) où n'importe qui pourrait se présenter à l'équipe municipale, et ainsi recevoir leurs avis sur le sujet (candidature au conseil, demande de précision sur une loi, etc …). Souvent, seul le Maire donne son avis sur certains sujets (demandés par MP principalement), ce que je trouve dommage, étant donné des compétences de ceux qui l'entourent.

* Réglementer la vente en quantité de certains produits en surproduction sur le marché (farine, blé, maïs …) afin de permettre à tous de vendre leurs produits.
Dans le même but d'équilibrer le marché, création d'un poste de Conseiller au commerce extérieur, que j'avais déjà proposé le mois dernier, mais qui n'a pas encore vu le jour, afin de trouver les villes, ou les Duchés, qui achèteront notre surproduction colossale.

Merci à tous pour votre attention. Allez aux mines !

Le maire de Dié est une nouvelle fois Antoine de Navarre, dit Pouilleux

Arwel



Autres villes

Nous recrutons encore et toujours !


Comme je vous le précisais dans notre Edito, nous recherchons toujours des journalistes dans les différentes villes du Duché. Si vous êtes désireux de voir l'actualité de votre ville dans nos colonnes, n'hésitez pas à vous faire connaître auprès de nous !

La Direction


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MessageSujet: Re: Gazette Dauphinoise du 17 janvier 1457   Dim 18 Jan - 2:05

Divers

Recettes


Sang-dragon

Pour un litre d'alcool à 45° il faut 40 g de feuilles fraîches d'herbe du dragon (estragon), 20 g de gingembre en poudre, et 10 onces de sucre.

[Nous rappelons que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé ! A consommer avec modération ! Wink ]

Dessert

Les gauffres

Quatre manières différentes de faire les gauffres :

Première manière : battre des œufs dans une jatte, saler et ajouter du vin; saupoudrer de fleur de farine et laisser macérer le tout. Ensuite remplir petit à petit deux fers de cette pâte, pas plus que l'équivalent d'une lamelle de fromage à la fois, puis serrer entre les deux fers, et cuire de part et d'autre. Si la pâte ne se détache pas facilement du fer, l'enduire au préalable avec un morceau de linge qu'on a imbibé d'huile ou de graisse.

La deuxième manière n'est différente de la première que par l'ajout de fromage, c'est à dire que l'on étend la pâte comme pour faire une tarte ou un pâté, puis l'on met des lamelles de fromage au milieu et on rabat les deux bords pour l'en couvrir. Le fromage reste entre les deux pâtes, et c'est ainsi qu'on le met entre les deux fers.

La troisième manière donne des gaufres coulisses, ainsi appelées parce que tout simplement la pâte est plus fluide; elle est faite comme ci-dessus mais à la consistance d'une bouillie liquide. Y mélanger du fromage finement râpé.

La quatrième manière consiste à pétrir de la fleur de farine avec de l'eau, du sel et du vin, sans œufs ni fromage. Les gaufriers connaissent une autre recette appelée gros bâtons à base de farine pétrie avec des œufs et du gingembre en poudre battus ensemble; ils ressemblent à des andouilles par la taille et l'aspect; on les cuit entre deux fers.

Arwel


Petit dictionnaire culinaire


Préparation des plats

Aguiser : relever.
Couler par l'estamine : passer à l'étamine.
Deffaire de verjus : délayer avec du verjus.
Despecier : découper en morceaux.
Destramper de vin délayer ou tremper dans du vin ou mouiller.
Gratuser râper avec une gratuise (râpe).


Cuisson des plats

Boulir ou boullir : bouillir.
Frioler au feu : faire revenir au feu.
Frisier : faire frire.
Harler sur le gril : faire dorer sur le gril.
Parboulir ou Pourboulir : ébouillanter, portez à ébullition ou faire bouillir un court instant.
Roidir sur bon feu : faire saisir sur un bon feu.
Souffrire : faire revenir.

Les matières grasses

Gresse ou greysse : graisse animale.
Sain ou saing : graisse de porc.
Saing blanc : saindoux
Sain de porc doulx : saindoux.

Les produits

Eaue de char : bouillon de viande.
Grain ou grein : partie solide du potage, par opposition à la sauce.
Lèches de pain : tranches de pain.
Moyeux d'œufs : jaunes d'œufs.
Pain brullé : pain grillé.
Purée de pois : bouillon de cuisson des pois ou partie liquide du plat de pois.

Arwel


Origine médiévale d'une expression de la langue française


De fil en aiguille

Signification

Passer progressivement d'un sujet à un autre dans la conversation, de manière naturelle.


Origine

Expression attestée dès le Moyen-Age. Les femmes se servent quotidiennement du fil et de l'aiguille et tout en brodant, elles discutent. La conversation s’enchaîne comme le fil qui passe de point en point jusqu’à l’aiguille.

Arwel


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MessageSujet: Re: Gazette Dauphinoise du 17 janvier 1457   Dim 18 Jan - 4:11

Courtoisie, amour et littérature


La courtoisie

Le terme courtoisie est issu de l'ancien français "cort" qui signifie la "cour". Le mot "courtois" est appliqué à l'origine à ce qui est issu ou appartient à la Cour. La courtoisie reprend donc les règles qui y sont en vigueur en les appliquant à l'amour : honneur, fidélité ...

La fin'amor

Règles à respecter

Ces règles ont été établies par André le Chapelain en 1186.

- Le mariage ne doit pas empêcher d'aimer.
- Qui n'est pas jaloux ne peut aimer.
- On ne peut accorder son coeur à deux femmes à la fois.
- L'amour augmente ou diminue, il se renouvelle sans cesse.
- L'amant ne peut rien obtenir sans l'accord de sa dame.
- L'homme ne peut aimer qu'après la puberté.
- A la mort de son amant(e), un délai de deux ans est nécessaire avant de s'adonner à un nouvel amour.
- Personne ne doit être privé de l'être aimé sans la meilleure des raisons.
- On ne peut aimer sans y être incité par l'amour.
- Amoureux n'est pas avare.
- L'amant doit aimer une femme de condition supérieure à la sienne.
- Le parfait amant ne désire d'autres étreintes que celles de son amante.
- L'amour doit rester secret s'il veut durer.
- La conquête amoureuse doit être difficile : c'est ce qui donne son prix à l'amour.
- Le parfait amant pâlit en présence de sa dame.
- Quand un amant aperçoit l'objet de son amour, son coeur tressaille.
- Un nouvel amour chasse l'ancien.
- Seule la vertu rend digne d'être aimé.
- Lorsque l'amour diminue, puis disparaît, il est rare qu'il reprenne vigueur.
- L'amoureux vit dans la crainte.
- La jalousie fait croitre l'amour.
- Lorsqu'un amant soupçonne son amante, la jalousie et la passion augmentent.
- Tourmenté par l'amour, l'amant dort peu et mange moins.
- L'amant doit agir en pensant à sa dame.
- Le parfait amant n'aime que ce qu'il pense plaire à sa dame.
- L'amant ne saurait rien refuser à celle que son coeur a élue.
- L'amant n'est jamais rassasié des plaisirs que lui apporte sa dame.
- Le plus petit soupçon incite l'amant à soupçonner le pire chez sa bien-aimée.
- Amour ne rime pas avec luxure.
- Le véritable amant est obsédé sans relâche par l'image de celle qu'il aime.
- Rien n'empêche une femme d'être aimé par deux hommes et un homme d'être aimé par deux femmes.

L'amour courtois est un amour profond et véritable qui lie le chevalier à sa Dame. La femme devient la suzeraine de l'homme qui doit la servir et répondre au moindre de ses désirs, tout en lui conservant une fidélité sans failles. C'est un amour qui doit demeurer secret car, dans l'idéal, il doit s'établir entre un jeune chevalier libre et une femme mariée de plus haut rang que lui.
Différents rites accompagnent cette conception de l'amour : le "joy" ou "joï" à différencier de la joie, puisque c'est un tourment que la dame fait endurer à l'amoureux en feignant l'indifférence à son encontre ; "l'assang" ("l'essai") est une épreuve qu'impose la dame à son amant. Ce dernier est placé dans une situation de tentation extrême puisqu'ils sont couchés ensemble, nus. Baisers, étreintes et caresses sont proscrits même si d'autres subterfuges restent autorisés afin de pallier à ces interdits. Cette épreuve permet à la dame de constater le respect que son amant lui porte.


La littérature courtoise

Troubadours et trouvères ont chanté l'amour courtois qui s'exprime à travers la poésie et le roman. Afin de chanter l'amour, les poètes disposent de différentes formes de poésie : la chanson de toile qui met en scène des Dames chantant lors de leurs travaux de tissage et de broderie ; la pastourelle, au sein de laquelle un seigneur tente de séduire une bergère ; le jeu parti qui représente un débat sur l'amour puis, la ballade, le lai, le virelai ... L'amour est également introduit dans les romans de chevalerie et les romans bretons.

L'histoire de Tristan et Yseult est le plus belle exemple d'amour courtois de la littérature médiévale.

Nous vous proposons donc le "Lai du Chèvrefeuille" de Marie de France qui reprend cette histoire :

Asez me plest e bien le voil
del lai que hum nume Chevrefoil
que la verité vus en cunt
(e) pur quei il fu fet e dunt.
Plusurs le me unt cunté e dit
e jeo l'ai trové en escrit
de Tristram e de la reïne,
de lur amur que tant fu fine,
dunt il eurent meinte dolur,
puis en mururent en un jur.
Li reis Marks esteit curucié,
vers Tristram sun nevuz irié ;
de sa tere le cungea
pur la reïne qu'il ama.
En sa cuntree en est alez ;
en Suhtwales, u il fu nez,
un an demurat tut entier,
ne t ariere repeirier ;
mes puis se mist en abandun
de mort e de destructïun.
Ne vus esmerveilliez neent :
kar ki eime mut lëalment,
mut est dolenz e trespensez,
quant il nen ad ses volentez.
Tristram est dolent e pensis :
pur ceo se met de sun païs.
En Cornvaille vait tut dreit,
la u la reïne maneit.
En la forest tut sul se mist,
ne voleit pas que hum le veïst ;
en la vespree s'en eisseit,
quant tens de herberger esteit ;
od païsanz, od povre gent
perneit la nuit herbergement.
Les noveles lur enquereit
del rei cum il se cunteneit.
Ceo li dïent qu'il unt oï
que li barun erent bani,
a Tintagel deivent venir,
li reis i veolt sa curt tenir,
a pentecuste i serunt tuit ;
mut i avra joie e deduit,
e la reïnë i sera.
Tristram l'oï, mut se haita :
ele ne purrat mie aler
k'il ne la veie trespasser.
Le jur que li rei fu meüz,
e Tristram est al bois venuz
sur le chemin quë il saveit
que la rute passer deveit,
une codre trencha par mi,
tute quarreie la fendi.
Quant il ad paré le bastun,
de sun cutel escrit sun nun.
Se la reïne s'aparceit,
que mut grant gardë en perneit--
qutre feiz li fu avenu
que si l'aveit aparceü--
de sun ami bien conustra
le bastun quant el le verra.
Ceo fu la summe de l'escrit
qu'il li aveit mandé e dit :
que lunges ot ilec esté
e atendu e surjurné
pur espïer e pur saver
coment il la peu&st veer,
kar ne pot nent vivre sanz li ;
d'euls deus fu il (tut) autresi
cume del chevrefoil esteit
ki a la codre se perneit :
quant il s'i est laciez e pris
e tut entur le fust s'est mis,
ensemble poënt bien durer ;
mes ki puis les volt desevrer,
li codres muert hastivement
e li chevrefoil ensement.
«Bele amie, si est de nus :
ne vus sanz mei, ne mei sanz vus !»
la reïne vait chevachant ;
ele esgardat tut un pendant,
le bastun vit, bien l'aparceut,
tutes les lettres i conut.
Les chevalers que la menoënt,
quë ensemblë od li erroënt,
cumanda tuz (a) arester :
descendre vot e resposer.
Cil unt fait sun commandement.
Ele s'en vet luinz de sa gent ;
sa meschine apelat a sei,
brenguein, que fu de bone fei.
Del chemin un poi s'esluina ;
dedenz le bois celui trova
que plus l'amot que rein vivant.
Entre eus meinent joie (mut) grant.
A li parlat tut a leisir,
e ele li dit sun pleisir ;
puis li mustre cumfaitement
del rei avrat acordement,
e que mut li aveit pesé
de ceo qu'il (l)'ot si cungïé ;
par encusement l'aveit fait.
Atant s'en part, sun ami lait ;
mes quant ceo vient al desevrer,
dunc comenc(er)ent a plurer.
Tristram a Wales s'en rala,
tant que sis uncles le manda.
Pur la joie qu'il ot eüe
de s'amie qu'il ot veüe
e pur ceo k'il aveit escrit,
si cum la reïne l'ot dit,
pur les paroles remembrer,
Tristram, ki bien saveit harper,
en aveit fet un nuvel lai ;
asez briefment le numerai :
gotelef l'apelent en engleis,
chevrefoil le nument Franceis.
Dit vus en ai la verité
del lai que j'ai ici cunté.


Traduction :


J'ai bien envie de vous raconter
la véritable histoire
du lai qu'on appelle Le chèvrefeuille
et de vous dire comment il fut composé et quelle fut son origine.
On m'a souvent relaté
l'histoire de Tristan et de la reine,
et je l'ai aussi trouvée dans un livre,
l'histoire de leur amour si parfait,
qui leur valut tant de souffrances
puis les fit mourir le même jour.

Le roi Marc, furieux
contre son neveu Tristan,
l'avait chassé de sa cour
à cause de son amour pour la reine.
Tristan a regagné son pays natal,
le sud du pays de Galles,
pour y demeurer une année entière
sans pouvoir revenir.
Il s'est pourtant ensuite exposé sans hésiter
au tourment et à la mort.
N'en soyez pas surpris:
l'amant loyal
est triste et affligé
loin de l'objet de son désir.
Tristan, désespéré,
a donc quitté son pays
pour aller tout droit en Cornouaille,
là où vit la reine.
Il se réfugie, seul, dans la forêt,
pour ne pas être vu.
Il en sort le soir
pour chercher un abri
et se fait héberger pour la nuit
chez des paysans, de pauvres gens.
Il leur demande
des nouvelles du roi
et ils répondent
que les barons, dit-on,
sont convoqués à Tintagel.
Ils y seront tous pour le Pentecôte
car le roi veut y célébrer une fête:
il y aura de grandes réjouissances
et la reine accompagnera le roi.

Cette nouvelle remplit Tristan de joie:
elle ne pourra pas se rendre à Tintagel
sans qu'il la voie passer!
Le jour du départ du roi,
il revient dans la forêt,
sur le chemin que le cortège
doit emprunter, il le sait.
Il coupe par le milieu une baguette de noisetier
qu'il taille pour l'équarrir.
Sur le bâton ainsi préparé,
il grave son nom avec son couteau.
La reine est très attentive à ce genre de signal :
si elle apperçoit le bâton,
elle y reconnaîtra bien
aussitôt un message de son ami.
Elle l'a déjà reconnu,
un jour, de cette manière.
Ce que disait le message
écrit par Tristan,
c'était qu'il attendait
depuis longtemps dans la forêt
à épier et à guetter
e moyen de la voir
car il ne pouvait pas vivre sans elle.
Ils étaient tous deux
comme le chèvrefeuille
qui s'enroule autour du noisetier:
quand il s'y est enlacé
et qu'il entoure la tige,
ils peuvent ainsi continuer à vivre longtemps.
Mais si l'on veut ensuite les séparer,
le noisetier a tôt fait de mourir,
tout comme le chèvrefeuille.
<ni vous sans moi, ni moi sans vous!>>

La reine s'avance à cheval,
regardant devant elle.
Elle aperçoit le bâton
et en reconnaît toutes les lettres.
Elle donne l'ordre de s'arrêter
aux chevaliers de son escorte,
qui font route avec elle:
elle veut descendre de cheval et se reposer.
On lui obéit
et elle s'éloigne de sa suite,
appelant près d'elle
Brangien, sa loyale suivante.
S'écartant un peu du chemin,
elle découvre dans la forêt
l'être qu'elle aime le plus au monde.
Ils ont enfin la joie de se retrouver!
Il peut lui parler à son aise
et elle, lui dire tout ce qu'elle veut.
Puis elle lui explique
comment se réconcilier avec le roi :
elle a bien souffert
de le voir ainsi congédié,
mais c'est qu'on l'avait accusé auprès du roi.
Puis il lui faut partir, laisser son ami :
au moment de se séparer,
ils se mettent à pleurer.

Tristan regagne le pays de Galles
en attendant d'être rappelé par son oncle.
Pour la joie qu'il avait eue
de retouver son amie,
et pour préserver le souvenir du message
qu'il avait écrit
et des paroles échangées,
Tristan, qui était bon joueur de harpe,
composa, à la demande de la reine,
un nouveau lai.
D'un seul mot je vous le nommerai:
les Anglais l'appellent Goatleaf
et les Français Chèvrefeuille.
Vous venez d'entendre la véritable histoire
du lai que je vous ai raconté.


Arwel
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